HISTOIRE DES ETATS-UNIS

Publié le par Eric Balay


Si les Indiens furent les premiers occupants des Etats-Unis, les Espagnols furent les seconds. Hernando de Soto remonta le Missouri à la recherche de l'or, que les Indiens lui signalaient toujours plus au nord : cette quête sans espoir lui coûta la vie. Coronado partit à la recherche des "sept villes aux portes de turquoise" : elles n'existaient pas, mais il découvrit la Californie et vit s'étendre sous ses yeux le Pacifique.

La première expédition anglaise qui toucha le nouveau continent fut dirigée par John Cabot
(1450 - 1498), mort à 48 ans; sir Francis Drake (1540 - 1596),- mort à 56 ans -  alla faire ses raids sur les rivages des colonies espagnoles. Vers Noël 1606, trois bateaux quittèrent Londres, emmenant 143 colons et une boîte scellée où se trouvaient les noms des membres du Conseil chargé de diriger la nouvelle colonie; les colons espéraient traverser rapidement traverser le nouveau continent et atteindre Cathay (la Chine) et Cipango (le Japon), quitte à découvrir sur leur passage les trésors fabuleux qui avaient fait la richesse inouïe de l'Empire espagnol. Mais ils découvrirent une côte verte et boisée, et se bornèrent à fonder un premier village, Jamestown. Ainsi naquit la Virginie.

En 1620, des presbytériens et des protestants indépendants, qui n'acceptaient pas les dogmes de l'Eglise anglicane et voulaient "avoir la liberté de prier en paix", s'embarquèrent à bord de la Mayflower. Avant de prendre pied sur le continent américain, les 41 hommes de l'expédition ("pères pèlerins") jurèrent de rester ensemble et de respecter les règles établies en commun. La colonie de Plymouth, qu'ils fondèrent, ne devait pas survivre longtemps, mais l'esprit qui animait leur entreprise apparait aux historiens américains comme l'origine lointaine de la constitution démocratique du pays.

Au total, huit colonies étaient devenues propriété de la Couronne. Malgré leur différence de fonctionnement, elles avaient des points communs : leur population, les "Yankees" méprisaient le pouvoir inefficace et lointain de Londres.

En 1763, après le traité de Paris, la rive gauche du Mississipi et le Canada devenaient colonies anglaises : mais les quelque 60 000 Français restants donnèrent naissance à de vastes communautés, qui continuent à parler le français au Canada, au Massachusetts, dans le New Hampsire et en Louisiane.

Le gouvernement de Georges III (1760 - 1820), mort à 60 ans, prit d'abord un risque grave en décrétant "réservé indienne" tous les territoires compns entre les Alleghany, le Mississipi et les Grands Lacs; c'était ruiner l'espoir de tous les pionniers, qui attendaient beaucoup de la conquête de l'Ouest. Puis, le gouvernement de Londres proposa d'accroître notablement les revenus des douanes prélevés à l'entrée et à la sortie des marchandises américaines. Enfin il décida de financer la défense des colonies en prélevant en Amérique un droit de timbre sur tous les documents. Les protestations furent véhémentes, surrtout dans le nord et parmi les pionniers, qui étaient représentés à la "Chambre des bourgeois" de Virginie. Celle-ci, à l'appel de Patrick Henry, vota cinq résolutions condamnant le droit de timbre et reclamant de nouvelles relations entre la métropole et les colonies. En attendant, on décida le boycottage des marchandises anglaises.

Une première fois, l'Angleterre recula en abrogeant le droit de timbre. Les choses allaient s'arranger quand, en mai 1773, une compagnie anglaise en faillite reçut l'autorisation de vendre son stock de thé sans acquitter aucun droit sur le marché US. A l'appel de Samuel Adams, un groupe de jeunes Bostoniens, déguisés en Indiens, se rendit à bord d'un navire de la Compagnie, jeta le thé par­dessus bord et manifesta bruyamment sa résolution de défier le roi Georges III. C'est ce qu'on appela laTea Party . Le roi d'Angleterre réagit en faisant adopter en avril 1774 cinq lois
(cf. p. 23 du livre sur les Etats-Unis, Ed. Larousse). Aussitôt, toutes les colonies américaines vinrent au secours de Boston, et l'on décida de cesser provisoirement toute relation commerciale avec l'Angleterre. La discussion se poursuivait quand se produisit un nouveau combat à Bunker Hill, où les Anglais, commandés par le général Howe, ne purent enlever une colline fortifiée par les miliciens de Boston. Au même moment, le congrès de Philadelphie nommait un commandant en chef, un Vîrtfinien, Georges Washington, afin que fut consolidée /'union des marchands du Nord et des planteurs du Sud Pour s'approvisionner en Armes, Washington alla s'emparer du fort de Ticonderoga et, de là, voulut tendre la main aux Canadiens; mais ceux-ci restèrent sourds à ses avances diplomatiques. En revanche, Washington s'empara des hauteurs de Boston et obligea le général Howe à évacuer la ville en emmenant avec lui tes familles loyalistes.

A Philadelphie, un Anglais réfugié, Tom Paine, envoyé par Franklin, fit campagne en faveur de l'indépendance immédiate; son éloquence, son intelligence, sa foi emportèrent l'adhésion de la majorité.

Trois hommes furent désignés pour rédiger, en  1776,  la Déclaration d'Indépendance :
  • John Adams (Braintree auj. Quincy 1735 - 1826), mort à 91 ans,
  • Benjamin Franklin (17 janvier 1706 à Boston - 17 avril 1790 à Philadelphie), mort à 84 ans
  • Thomas Jefferson (Shadwell, Virginie 1743 - Monticello, Virginie 1826), mort à 83 ans.
Thomas Jefferson

Ce dernier fut le véritable rédacteur de la Déclaration. Pour en connaître quelques détails, nous vous prions de bien vouloir vous reporter à la page 24 du livre sur les Etats-Unis, coll. Larousse. Les Britanniques avaient un plan de campagne qui visait à réaliser la jonction de l'armée du général Howe, remontant le cours de l'Hudson, et de celle de sir John Burgoyne, venant du Canada. Ainsi les colonies américaines seraient-elles coupées en deux et réduites à l'impuissance. Mais te ministre anglais de la Guerre négligea les incertitudes du climat et, pour comble, il oublia d'ordonner à Howe de se diriger vers le nord; il dicta une lettre dans ce sens la veille d'un week-end, mais oublia de la signer. De fait, l'armée Burgoyne se perdit dans les forêts et n'osa pas rebrousser chemin, puisque le plan de guerre l'obligeait à rejoindre Howe. Elle dut s'enfermer dans Saratoga, où elle capitulait bientôt.

C'est en France que l'événement eut sans doute le retentissement. La Fayette   (1757 - 1834), mort à 77 ans, apparut rapidement, comme l'homme idéal pour mener la révolution. La capitulation de Burgoyne (1722 - 1792), mort à 70 ans, acheva de le convaincre. Le 17 décembre 1777, Franklin fut informé que Louis XVI reconnaissait l'indépendance des Etats-Unis, qu'il acceptait de faire alliance avec eux sous la seule condition que la paix serait faite en commun. Il était temps que l'Angleterre gagne rapidement la guerre; mais la flotte anglaise fut battue à Yorktown, le 19 octobre 1777. Ce fut le coup de grâce pour tous ceux qui, en Angleterre, avaient voulu mener la guerre jusqu'au bout. Le 25 novembre 1783, le dernier navire anglais quittait le port de New York. Les Etats-Unis devenaient une nation indépendante. Washington (1732 - 1799), mort à 67 ans, fut élu président à l'unanimité, et John Adams (1735 - 1826), mort à 91 ans, vice-président. La première phase de l'histoire des USA, qui va de l'élection de Jefferson; de 1789 à 1801. fut essentiellement marquée par la compétition entre fédéralistes et "républicains démocrates". Les premiers étaient représentés par Alexandre Hamilton (1757 - 1804), mort à 47 ans, et les seconds par Jefferson. Adams obtint le plus grand nombre de voix et fut élu, mais Jefferson, venant en seconde position, devint vice-président. Le 7 novembre 1811, le général Harrison écrasa à Tippecanoe les tribus indiennes que dirigeaient Tecumseh et son frère le Prophète.

Aux élections de 1828 fut élu président le général Andrew Jackson. Il obtint 178 mandats contre 83 à Adams. Le Nord avait 22 millions d'habitants, et le Sud comptait 5 millions de Blancs et 4 milions d'esclaves. Selon les estimations, tes forces du Sud varièrent entre 600 000 et 1 million d'hommes. Le Nord avait à sa disposition presque toute l'industrie. En 1861, le premier souci du Nord, c'était de mettre sur pied une armée, d'éviter la dissidence du Kentucky et du Missouri, où les sudistes étaient nombreux, et si possible, de prendre Richmond, capitale des confédérés. Tel était le plan du premier commandant en chef de l'Union, le vieux général Scott (1868 -1912), mort à 44 ans. Mais ce dernier objectif fut manqué dès la première bataille, à Buil Run, où les confédérés mirent en déroute une première offensive des nordistes. Lincoln fit appel au général McClellan, âgé de 34 ans, pour redresser la situation, puis le nomma commandant en chef. Mais celui-ci débarqua devant Yorktown, dont il n'osa pas s'emparer, alors que la ville était à peine défendue. Quand il engagea devant Richmond la bataille de "Sept Jours", McClellan perdit 16 000 hommes, mais Lee en perdit 20 000. Ayant finalement arrêté Lee à la bataille d'Antielam, il ne sut pas exploiter ce succès, et il fut relevé de son commandement. Lincoln décida, en septembre 1862, d'affranchir immédiatement les esclaves.
  
Cette même année 1863, Lincoln (1809 - 1865), mort à 56 ans, confia enfin l'armée du Mississipi au général Ulysses Grant (1822 - 1885), mort à 63 ans. Celui-ci avait réussi à garder le Kentucky dans l'Union, mais n'avait remporté la victoire de Shiloh qu'au prix de fortes pertes. Grant se fixa comme objectif la prise de Vicksburg qui demeurait le seul point de passage entre le Sud-Est et le Sud-Ouest. Avec l'appui de Sherman, il remporta une première victoire à Jackson, puis il encercla Vicksburg, qui capitula le 4 juillet. Sur l'ordre de Grant, les uniformes bleus des nordistes fraternisèrent avec les uniformes gris des sudistes vaincus. Grant vint alors mettre le siège devant Richmond et Sherman se lança sur Atlanta, en septembre 1864. Le 7 avril, il écrit à Lee pour demander les conditions de sa capitulation. Le 9 avril, les deux généraux se rencontrent dans une ferme du village Appomatox. Grant fit savoir que les soldats confédérés pourraient rentrer chez eux en emportant leurs chevaux.

Lorsque McKinley (1843 -1901), mort à 58 ans, fut assassiné le 6 septembre 1901, le dynamique vice-président Théodore Roosevelt (1882 - 1945), mort à 63 ans, devint le 26ème président des Etats-Unis. Avec lui, l'Amérique cessait de dissimuler sa volonté de jouer un rôle dans le monde, il se sentait de taille à exercer un troisième mandat : mais il avait été réélu en 1904 et avait annoncé qu'il ne serait plus candidat. Son successeur, Taft, fut aussi terne que Roosevelt était brillant. Ce dernier se laissa tenter par une nouvelle aventure électorale, mais, n'ayant pas obtenu l'investiture républicaine, il créa un parti "progressiste" et fut candidat en 1912 à la fois contre Taft et contre le candidat démocrate Woodrow Wilson, qui finalement l'emporta.

Le système bancaire qui datait de la guerre de Sécession fut complètement remanié et la monnaie désormais contrôlée par un Fédéral Reserve Board coiffant douze régions ayant chacune sa Fédéral Bank. Wilson fit enfin voter le Clayton Act, qui interdisant tout accord tendant à créer un monopole et qui rendait les administrateurs des sociétés responsables des éventuelles violations de la loi.

Dans le conflit de la première guerre mondiale, le pays adopta tout d'abord la neutralité; mais les événements allaient leur faire changer d'avis. En effet, le 7 mai 1915, le Lusitania fut torpillé, et 1 200 passagers périrent, dont 124 Améncains. Dans le pays, l'indignation fut générale, et l'Amérique commença à s'habituer à l'idée qu'il ne pourrait pas rester étranger à la guerre.

Le 3 février 1917, Wilson (1856 -1924), mort à 68 ans, rompit les relations diplomatiques avec l'Allemagne.    

Le 18 mars, trois navires US étaient coulés par las sous-marins allemands Plus rien ne pouvait
empêcher le Congrès, de voter lâcdéclaration de guerre que le président lui demanda le 2 avril. Le 8 janvier 1918, Wilson énonça les "Quatorze Points" qui annonçaient une paix juste et durable. Les Américains imposèrent la méthode des convois escortés et firent établir un barrage de mines entre l'Ecosse et la Norvège. Les pertes alliées n'étaient plus que de 200 000 tonnes par mois en avril 1918 et en même temps, 1 million de soldats US étaient transportés en Europe. La deuxième
division et les fusiliers marins furent les premiers engagés et chassèrent l'ennemi du bois Belleau en mars 1918. Huit divisions intervinrent à leur tour entre Reims et Soissons. Le 10 août, la 1ère armée, sous le commandement du général Pershing, prit possesion autour du saillant de Saint-Mithiel. En septembre, les Américains l'enlevèrent de haute lutte, capturant 16 000 prisonniers. Ce fut la première grande victoire militaire de l'Amérique moderne. Trois mois plus tard, c'était l'armistice.

160 000 Américains avaient été tués, contre 8 500 000 Européens. Débiteurs de l'Europe en 1914, les Etats-Unis se retrouvaient en 1918 créanciers de 8 milliard de dollars. Le 23 octobre 1929, Wall Street enregistra des ventes massives. Les offres de titres allaient à un tel rythme que les machines enregistreuses avaient plus d'une heure et demie de retard. Le lendemain, 24 octobre, était un jeudi : ce fut le Black Thursday, 13 millions de titres furent vendus dans une atmosphère de
panique. Le jeudi soir, quelques banquiers se reunirent dans le bureau y représentant de la banque Morgan et constituèrent une réserve de 240 millions de dollars pour faire face au raz-de-marée de ventes. Trois jours plus tard, ils capitulaient à leur tour. Des millions de porteurs, s'apercevant tout à coup que leur fortune allait être anéantie, voulaient à tout prix en sauver quelque chose et ordonnaient de vendre. Ce fut une ruée vers Wall Street. On vit alors des scènes incroyables (cf. p.37 du livre sur les Etats-Unis, Ed. Larousse). La panique devint débâcle. Au milieu de novembre, 30 milliard de dollars s'étaient évanouis. 10 000 banques sur 22 000 sautèrent. De 1929 à 1932, le revenu national américain tomba de 81 à 49 milliards de dollars, et le revenu par habitant de 681 à 495 dollars. Dans l'hiver 1932 -1933, le nombre des chômeurs atteignit près de 15 millions. Le Président Hoover voulut s'en tenir à la politique de non-intervention, qui était traditionnellement celle de l'Administration fédérale. Il se résigna à acheter les surplus agricoles et décida de subventionner les entreprises en difficulté, mais, le pouvoir d'achat des masses n'ayant pas été rétabli, le commerce intérieur demeurait paralysé. Il n'y avait aucune chance pour les Républicains de l'emporter aux élections de 1933. Le candidat démocrate Franklin Delano Roosevelt fut élu. Il fit campagne sur un slogan, le New Deal, c'est-à-dire une nouvelle répartition des chances et des charges entre les Américains. Il obtint 472 mandats contre 59.

Roosevelt commença par fermer les banques jusqu'au 9 mars 1933. Cette mesure spectaculaire eut pour conséquence de mettre les riches dans l'embarras. La thésaurisation de l'or fut frappée d'une peine très lourde. Du coup, l'Etat se retrouva, après le 9 mars, avec plusieurs milliers de dollars en caisse.

La production industrielle, qui était tombée de l'indice 110 à l'indice 60 entre juillet et mars 1933, atteignit 70 en avril, 80 en mai, 100 en juin. Les résultats obtenus ne supprimaient pas la crise, et l'on comptait encore plus de 10 millions de chômeurs. Certains trouvaient que le New Deal avait été trop loin. Après les élections de 1936, Roosevelt décida de s'orienter vers la gauche. Harry Hopkins (1890 - 1946), mort à 56 ans, devint l'un des principaux exécutants du nouveau programme, qui consistait principalement à employer des millions de chômeurs à des travaux de toute nature.

Après une courte rechute en 1937, la production industrielle reprit sa marche en avant. Il y avait encore 7 millions de chômeurs, mais l'Amérique avait conservé intact son système politique et social. Elle comptait 130 millions d'habitants contre 122 millions en 1930.

Dans le conflit de la Seconde Guerre mondiale, les Américains se sont longtemps refusés à intervenir. Grâce à l'intervention déterminée de Roosevelt - et de puissants hommes d'affaires -, la loi de neutralité fut amendée en 1939. Les Alliés pouvaient acheter des armes à condition de les payer cash and carry. Après l'élection présidentielle de 1940, qui fit de Rooseveit le premier président à être élu pour la troisième fois. L'Administration obtint du Congrès la permission de prêter 7 milliards de dollars à la Grande-Bretagne pour l'achat de matériel de guerre. Ce fut le "prêt bail". Le 9 août 1941, Roosevelt et  Churchill (1874 - 1965), mort à 91 ans, se rencontrèrent sur l'océan Atlantique pour signer le traité de l'Atlantique prévoyant déja "d'abattre à jamais la tyrannie nazie". Fin juillet 1941, Ie gouvernement japonnais décida secrètement d'occuper l'Indonésie et la Thaïlande, et de préparer l'occupation future de l'Indonésie. Le mois suivant, le gouvernement US prit la grave décision d'interdire la vente de pétrole au Japon : celui-ci risquait de se retrouver dans l'impossibilité de poursuivre la guerre contre la Chine et ses opérations dans l'Asie du Sud-Est. A Tokyo, le général Tojo prit la tête d'un gouvernement résolu à la guerre. Une dernière mission fut envoyée à Washington pour faire lever l'embargo sur le pétrole, mais, pendant ce temps, les préparatifs japonais se précipitèrent.

Le dimanche 7 décembre 1941, Harry Hopkins déjeunait chez le président quand le secrétaire de la Marine téléphona pour avertir qu'un raid était en cours contre Pearl Harbor A 2 h 28, l'amiral Spark téléphona à son tour pour annoncer que le marine avait subi de lourdes pertes. Roosevelt réunit alors ses principaux ministres et fit convoquer le Congrès pour le lendemain. Le 8 décembre, il signait la déclaration de guerre au Japon, et, le 10 décembre, l'Allemagne et l'Italie déclaraient la guerre aux Etats-Unis. La tradition isolationniste s'évanouit en quelques heures. Le débarquement eut lieu le 8 novembre 1942 et aboutit au printemps 1943 à la défaite des armées allemandes et italiennes d'Afrique du Nord, puis à l'occupation de la Sicile, entre le 9 juillet et le 17 août. A la conférence de Téhéran, qui réunit Roosevelt, Churchill et Staline, en novembre, les projets de débarquement anglais dans l'île de Rhodes ou en Grèce se heurtèrent à l'opposition déterminée de Staline. Il fut donc décidé qu'un débarquement aurait lieu en Normandie au printemps 1944 baptisé "Overlord".

A Washington, Roosevelt n'était plus là. Réélu pour la quatrième fois en novembre 1944 contre le candidat républicain Dewey. Roosevelt avait rencontré Churchill et Staline pour la dernière fois à Yalta, en février 1945. Au retour de la conférence, Roosevelt était physiquement épuisé. Il partit se reposer dans sa propriété de Warm Spring, mais, le 12 avril 1945, il y mourait subitement d'une hémorragie cérébrale.

Harry S.Truman lui succéda. Il eut pour tâche d'inaugurer la conférence constitutive des Nations Unies à San Francisco, en mai 1945. Puis il alla rencontrer Staline et Churchill à la conférence de Potsdam. Truman présenta un projet de séparation de l'Allemagne en deux états. Le 10 août 1945, il obtint la capitulation du Japon (cf. bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki).

    Le 05 juin 1947, discours à Harvard du Général Georges Catlett Marshall annonce son plan d'aide pour l'Europe (12,4 millards de $ jusqu'en 1955), équilibre des comptes Europe / USA. En février 1950, début du maccarthysme qui fit de nombreuses victimes dans le monde politique et des spectacles. Pour connaître les événements à partir de 1950, il vaut mieux se reporter aux pages 927-928 du quid. Nous pouvons noter les noms des derniers présidents de la république :

  • Dwight D. Eisenhower (1890 - 1969), mort à 79 ans,
  • John F. Kennedy (1917 - 1963), mort à 46 ans,
  • Lyndon B, Johnson (1908 - 1973), mort à 65 ans,
  • Richard Milhow Nixon (Yorba Linda, Californie 1913 -1994), mort à 81 ans,
  • Jimmy Carter (1924 -    ),mort à ? ans,
  • Ronald Reagan (1911 -  2002), mort à 91 ans,
  • Georges Bush (12 juin 1928 -      ), mort à ? ans
  • William Jefferson Bill Clinton (1946 -    ), mort à ? ans, élu en 1993
  • George Bush Junior ( 6 juillet 1946 à New Heaven   -    ), mort à ? ans en 1998.
14 présidents furent réélus, dont 5 depuis 1945. Le 11 septembre 2001, deux avions suicides s'encastrèrent dans les Twin Towers causant la mort de 5 000 personnes.


La fête nationale est le  04 juillet  (1776, fête de l'indépendance)

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