L'aventure des langues en occident - le portugais
(p. 204- p. 224)
Luis de Camoens (Lisbonne 1525 - id. 1580), mort à 55 ans, avait l'habitude de dire que le Portugal était le lieu "où finit la terre et où la mer commence." C'est entre 711 et 713 que l'ancienne Lusitania et l'ancienne Galaecia ont été conquises par les Arabes, mais, du fait de la Reconquête, qui avait, commencé tôt dans le nord - Coimbra avait été reprise dès 1064, C'est en 1249, après la chute de Faro, que s'achève la prépondérance arabe : plus de deux siècles avant la chute de Grenade.
| Acepipes : hors-d'œuvre | Alfarràbio : vieux livre |
| Acoupue : boucherie | Alfarrabista : bouquiniste |
| Alcofa : panier | Atalaia : sentinelle |
| Alface : laitue | Azêmola : bête de somme |
| Alfaias : outils agricoles | Mesquinho : pauvre |
| Alfaiate : tailleur | Refém : otage |
Le portugais littéraire sera finalement le résultat d'un amalgame subtil entre la langue gallaïco-portugaise des premiers temps et les usages des régions de Coimbra et de Lisbonne.
Le portugais du Brésil se reconnaît à plusieurs traits perceptibles même à une oreille non exercée, comme par exemple : la prononciation de "I" comme "w" : sow pour sol, maw pour mal.
C'est avec la publication des Lusiadas écrit par « Camoens » en 1572 que prend naissance le portugais classique. A cette époque, le pays était sous la domination espagnole entre 1580 et 1640, ce qui ne faisait qu'accentuer la tendance ancienne des Portugais cultivés à adopter le Castillan comme deuxième langue.
- Quelques expressions d'hier et d'aujourd'hui -
| Pescar : a) comprendre b) pécher | Estar com rafia : avoir faim |
| Contra isso batatas : contre cela il n'y a rien à faire | Andar na lua (corn os pès de fora) : être distrait |
| Canja : quelque chose de facile | Azuchnar : embêter |
| Boa comg o milho : belle comme le jour | Curtir draguer |
| Chumbar : échouer (à un examen) | Estar numa boa : ça va bien |
| Toma la para fato : ça t'apprendra | Estar_na fossa : tout va mal |