L'Italie

Publié le par Eric Balay



I - GEOGRAPHIE :

SUPERFICIE : 301 226 km.2

POPULATION : Approx. 51 0O0 000 h. (1800 :15 000 000 – 1900 : 33 500 000 - 1961 : 50 000 000 – an 2000 : Approx . 57 000 000 h.)




Rome : 3 000 000 hab.

Milan : 1 700 000 hab. (à 575 km de Rome)

Naples : 1 400 000 hab. (à 217 km de Rome)

Turin : 700 000 hab. (à 545 km de Rome)

Palerme : 690 000 hab. (à 988 km de Rome)

Florence : 440 000 hab. (à 280 km de Rome)



Au point de vue géographique, physiquement et humainement s'opposent une Italie du Nord (le Piémont, la Ligurie, la Lombardie, la Vénétie, le Trentin et l'Emilie) à une Italie du Sud (Les Abruzzes, la Campanie, les Pouilles, le Basilicate, la Calabre et les îles Sicile et Sardaigne). La Toscane et le Latium constituent une région intermédiaire qui, physiquement toutefois, appartient à l'Italie du Nord. Sur ce plan, celle-ci correspond à la péninsule italienne (et à la Sicile), dont les Appenins constituen l'épine dorsale. L'Italie du Nord correspond à la plaine du Pô et à sa bordure alpine. On peut distinguer : Les Alpes Piémontaises, très découpées ; les Alpes Lombardes, plus massives, lieu d'élection des lacs glaciaires (lac de Come, lac de Garde) ; Les Alpes vénitiennes, où prédominent les roches calcaires, à l'origine des reliefs uniformes des Dolomites.




II – HISTOIRE



I. LA PRÉHISTOIRE ET L'ANTIQUITÉ



Au Ileme millénaire, la civilisation des Terramares (Pô) apporte le bronze ; celle des Villanoviens, au 1er millénaire, correspond à la diffusion du fer. A partir du VIllème siècle av. J-C, les Grecs fondèrent des colonies en Sicile et en Italie du Sud (Grande-Grèce); en même temps, s'installent en Italie continentale les Etrusques, d'origine probablement asiatique. L'Empire étrusque connait son apogée aux VIeme et Veme siècle av.J-C. Mais, en s'alliant à Carthage contre les Phocéens de Marseille, les Etrusques permettent aux Puniques de contrôler la Sicile et la Sardaigne; eux-mêmes peuvent étendre leur domination dans la plaine du Pô. Au Veme siècle av. J-C, les Celtes commencent à s'installer dans cette plaine : c'est l'origine de la Gaule Cisalpine. Un siècle plus tard, Rome entreprend la conquête de l'Italie qui devient effective en 42 av. J-C, avec l'incorporation de la Gaule Gisalpine. L'histoire du pays se confond désormais avec celle de Rome.


  1. LES INVASIONS

A la mort de l'empereur THÉODOSE (395 apr. JC), l'Occident, avec l'Italie, passe à son fils HONORIUS, qui fait de Milan sa capitale. Les invasions barbares (Wisigoths, Huns, Vandales), au Veme siècle, ravagent le pays et aboutissent, en 476, à la déposition du dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule, par Odoacre, qui est proclamé roi d'Italie. Dès 488, le chef ostrogoth Théodoric attaque Odoacre, avec l'approbation de l'empereur d'Orient Zenon, et l'écrase en 493 ; il devient alors le maître de l'ltalie (493 - 526) grâce surtoutà l'Eglise, qu'il favorise. Les successeurs de Théodoric ne peuvent maintenir la domination des Ostrogoths sur le pays, si bien que la péninsule est en grande partie reconquise, de 535 à 553, par Bélisaire et Narsès, généraux de l'empereur d'Orient Justien 1er : Ravenne devient la capitale de l'Italie byzantine. Mais cette reconquête est éphémère. Dès 568, de nouveaux Barbares, les Lombards, s'installent en Italie du Nord ; peu après, ils fondent les duchés de Spolète et de Bénévent. Tandis que les Byzantins sont partout refoulés, le pays se morcelle territorialement. Le pays a alors trois capitales : Rome, où siège le pape; Ravenne, où démeure l'exarque, représentant de l'empereur d'Orient ; Pavie, où est fixé le roi lombard. Devant la carence du pouvoir impérial, la défense de la péninsule est prise en main par l'église romaine : Grégoire 1er le Grand (590 - 604) négocie la conversion des Lombards ariens, tandis que la papauté s'allie avec les premiers Carolingiens.


En 751, l'exarchat de Ravenne tombe sous les coups du Lombard Aisloff, contre le Pape Etienne II, mort en 757, demande secours à Pépinr le Bref. Celui-cî reprend l'Exarchat en 756 et en fait don au pape (patrimoine de St-Pierre) : c'est là l'origine des Etats de l'Eglise. En 773, le pape Adrien 1er fait un appel semblable à Charlemagne contre Didier en 774, Charlemagne se proclame roi des Lombards et renouvelle la donation de Pépin.





  1. L'EPOQUE CAROLINGIENNE

En 800, Charlemagne (742- 814), mort à 72 ans, est sacré à Rome empereur d'Occident ; dès lors, la péninsule passe sous le protectorat carolingien (sauf les possessions byzantines : Venise, l'Apulle, etc.); cependant, le pays reste en relations culturelles et commerciales avec l'Orient et même avec le monde arabe. Le IXeme siècle voit de nouvelles invasions barbares : Normands, Magyars, Sarrasins. En 843, le pays est adjugé à Lothaire 1er; en 855, elle constitue le lot de Louis II. Les empereurs Chartes le Chauve (875 - 877) et Charles le Gros (881 - 887) ayant renoncé à défendre le pays, le titre impérial se dégrade, comme le prestige de la couronne d'Italie; l'effacement de la papauté et la naissance de la féodalité précipitent le morcellement politique de la péninsule.





  1. L'ITALIE IMPÉRIALE

En 962, Jean XII ( 937 - 964), mort à 27 ans couronne empereur le roi de Germanie Otton 1er (912-973), mort à 61 ans. Avec Otton 1er nait ainsi le Saint Empire romain germanique. Le privilegium Ottonis fait de l'empereur le maître de la papauté. Il faudra attendre un décret de Nicolas II, en 1059, pour voir supprimer le controle impérial sur l'élection pontificale. Pour mieux se libérer de l'empereur, la papauté s'appuie sur les normands, qui peuvent s'installer en Sicile.


Cependant, l'Empereur veut reprendre le controle de Rome et de l'Italie: La querelle des investitures (1059-1122) se termine par le concordat de Worms, qui établit le principe de la séparation des pouvoirs spirituels et temporels.


En 1155, le couronnement de Frédéric I Barberousse fait rebondir la querelle de l'empire avec la papauté, soutenue par les villes lombardes. La lutte du sacerdoce et de l'empire (1154-1250) se termine par le triomphe de la papauté dont le pouvoir atteint son apogée sous Innocent III (1198 -1216). Celui-ci, profitant des dissenssions en Allemagne entre guelfes et gibelins (partis politiques italiens, dont le nom est emprunté à des familles allemandes rivales.


En 1198, Otton de Brunswick devint roi de Germanie. Après Bouvines (1214), il fut évincé par Frédéric II. En 1215, une querelle éclata entre deux grandes familles florentines, qui amena les adversaires à se réclamer pour les uns d'Otton (Guelfes), et les autres de Frédéric II (Gibelins). Les partisans de la papauté se dirent Guelfes, et ceux de Frédéric II. Les guelfes prirent le dessus à Florence, Bologne, Milan, Mantoue, Ferrare, Padoue, tandis que les Gibelins se trouvèrent à Crémone, Pavie, Modène, Rimini, Sienne, Lucques, Pise.



Les banquiers soutinrent énergiquement les champions de leur parti. Mais, quand Jean de Bohême (1296 – 1346, mort à 50 ans, prit prétexte du Guelfisme pour se tailler un domaine en Italie, il se heurta à la coalition des italiens réconciliés), s'efforce de libérer les pays de l'influence allemande ; mais l'Italie du nord est ravagée par la guerre civile , les guelfes soutenant le pape, et les gibelins l'empereur. Une brève lutte entre la papauté et Frédéric II se termine par la déposition de ce dernier en 1250. Mais le fils de Frédéric, Manfred, s'est maintenu en Sicile, d'où il menace l'Italie péninsulaire : Chrales d'Anjou, soutenu par le pape, élimine mais établit ensuite la domination sur la majeure partie du pays en 1268.




III – LE MORCELLEMENT POLITIQUE ET LA RENAISSANCE.


L'Italie du sud est alors, durant deux siècles, disputée par les puissances étrangères. La dynastie angevine peut se maintenir en Italie du sud (Naples), mais les aragonnais s'installent en Sicile en 1282. Après les grands règnes à Naples, de Robert le Sage (1309 - 1343) et de Jeanne 1ère (1343 - 1382), l'Italie du sud connaît l'anarchie, qui prend fin avec Alfonse V d'Aragon : ce dernier, en 1442,réunifie les "Deux-Siciles". Mais, dès 1458, la Sicile et Naples sont de nouveau séparées. Peu a peu l'italie du sud et la Sicile vont devenir des pays misérables. Dans les cités de l'Italie du nord , la lutte des Guelfes et des Gibelins à provoqué la formation de véritables dynasties princières (podestats) appuyées sur des "condottieri", tandis que sy développe la pré-Renaissance.


Quatres riches cités ont fini par s'imposer : Florence , qui conquiert Pise en 1406 et domine la Toscane sous les Médicis ; Gênes, qui domine la mer Tyrrhénienne et a des comptoirs dans tout l'Orient ; Venise, qui étend ses domaines des terres fermes jusqu'aux abords de Milan ; Milan, devenue duché sous les Visconti, puis sous les Sforza.


Dans les états pontificaux, l'administration papale se heurte a l'opposition des habitants. En 1309 , la papauté s'installe à Avignon, si bien que la baisse de son autorité en Italie profite à l'Empereur. En 1378 éclate le grand Schisme, qui divise l'italie sur la personne du pape et contribue à la détacher de la cause pontificale. Le pape ne se réinstalle définitivement à Rome qu'en 1443.


Le mouvement de la Renaissance inspiré de l'Antiquité gréco-latine, appuyé par le pape et le prince, coïncide avec un morcellement politique extrême et avec les interventions continuelles de l'étranger. Les guerres d'Italie, qui mettent surtout aux prises la France, l'Espagne et la maison d'Autriche, aboutissent au traité de Cateau-Cambresis (1559), qui confirme la prépondérance espagnole en Italie.



  1. LA PREPONDERANCE ESPAGNOLE :

Celle-ci dure deux siècles : elle correspond à la décadence économique du pays causée par l'implantation turque en mediterranée orientale. Mais, si Florence, Gênes et Venise déclinent, Milan devient le centre attractif de la Lombardie autrichienne, tandis que s'enrichit l'état-càserne du Roi de Piémont-Sardaigne (maison de Savoie). En 1713 (Traité d'Utrecht) , la Sicile est cédée au duc de Savoie, tandis que l'empereur Charles VI (1685 - 1740), mort à 55 ans devient maitre de la Sardaigne, de Naples et du Milanais. Bientôt Charles VI oblige le duc de Savoie à échanger la Sicile contre la Sardaigne. Les Bourbons s'installent en 1734 en Sicile et en 1748 à Parme. Eliminés du sud de la péninsule, les Habsbourgs renforcent leur autorité dans le nord (Toscane, Lombardie).


VII. L'ITALIE FRANÇAISE


Vient la Révolution française, qui est saluée avec joie par les patriotes italiens, partisans de l'unification du pays et de la libéralisation de son gouvernement. En 1797, à l'issue de sa foudroyante campagne d'Italie, Bonaparte détruit la république de Venise et créé, sur le modèle français, les républiques Ligurienne (Gênes) et Cisalpine (Lombardie); ces dispositions sont confirmées par le traité de Campoformio (18.10.1797). En 1798, Rome est occupée par les français et le pape Pie VI fait prisonnier. A côté de l'éphémère république Romaine est créée, à Naples, la république Parthénopéenne (1799) : les Bourbons doivent se réfugier en Sicile. Cependant, les défaites des Français devant les Austro-Russes (1799) font perdre à la France une grande partie de ses positions en Italie; celles-ci sont rétablies par Bonaparte, Premier consul en 1800 à Marengo.


Ce dernier restaure la république Cisalpine (devenue République italienne) et la république Ligurienne, annexe le Piémont et fait de la Toscane le royaume d'Etrurie. Quand il devient empereur des Français en 1804, Napoléon prend, à Milan, la couronne d'Italie en 1805 ; il confie la vice-royauté à Eugène de Beauharnais. Dans les années qui suivent, il incorpore la république Ligurienne à la France et intégre la Vénitie au royaume d'Italie en 1805 ; Lucques est attribué à Elisa Bonaparte. En 1806, Joseph Bonaparte (1768 - 1844), mort à 76 ans est désigné comme roi de Naples ; Murât (1763 - 1815), mort à 48 ans le remplace en 1808. A la suite du Blocus continental, l'Empereur annexe Rome et les Etats pontificaux, faisant Pie VII (1742 - 1823), mort à 81 ans prisonnier en 1809. En organisant l'Italie "à la française", Napoléon amorce dans la péninsule une double révolution libérale et nationale.



  1. LA MARCHE VERS L'UNITÉ

Après l'effondrement du régime français en 1814, le congrès de Vienne restaure les anciennes monarchies et maintient le pays comme "expression géographique". L'influence autrichienne s'exerce, indirectement ou directement, sur l'Italie du Nord et du Centre, à l'exception du royaume de Piémont-Sardaigne, foyer du libéralisme et du sentiment national. En 1820 et en 1831, diverses insurrections sont écrasées grâce à l'intervention des Hasbourg. En 1848, l'occupation de Ferrare par la garnison autrichienne déclenche un vaste mouvement révolutionnaire : tandis que le Piémont et Rome se donnent un régime constitutionnel, des Insurrections anti-autrichiennes éclatent un peu partout. Mais Chartes-Albert, roi de Piémont, est battu à la tête des insurgés (Custozza, juillet 1848, puis Novare, mars 1849) : il abdique en faveur de Victor-Emmanuel 1er (1820-1878), mort à 58 ans, et son Ministre Cavour (1810 - 1861), mort à 51 ans, travaillent à faire l'unité italienne autour du Piémont. Il leur faut pour cela un appui extérieur : ils finissent par arracher l'intervention de la France, qui, ayant battu les Autrichiens à Magenta et à Solférino en 1859, obtient la Lomabrdie pour le Piémont (Traité de Zurich).



En 1860, des soulèvements à Parmes, à Modène, à Bologne et en Romagne aboutissent à la réunion de ces territoires au Piémont, tandis que la France récupère la Savoie et Nice; en Octobre de la même année, l'action de Garibaldi aboutit à l'annexion des Deux -Siciles par le Piémont, il en est de même pour une bonne partie des Etats pontificaux. Ces annexions aboutissent à la création du royaume d'Italie (14-03-1861) avec Florence comme capitale, l'entrée en guerre contre l'Autriche, aux côtés de la Prusse, vaut au pays d'annexer la Vénétie en 1866.


La question romaine n'est réglée qu'en 1870, quand, après le départ des troupes françaises, les Italiens pénètrent dans Rome, qui est proclamée capitale du royaume ; le Pape Pie IX refuse les garanties offertes par Victor-Emmanuel et interdit aux catholiques toute participation à la vie politique.


IX : LES PREMIERES REFORMES ECONOMIQUES ET SOCIALES



De 1876 à 1887, le pays est gouverné par la gauche qui introduit des réformes de structure (instruction obligatoire, elargissement du droit de vote. . .), En 1878, Humbert 1er (1844 -1900), mort à 56 ans succède à son père.


De 1887 à 1896, la vie politique est dominée par Crispi, qui échoue dans sa politique coloniale (Ethiopie en 1896) il ne peut juguler la crise économique. Les années 1898-1900 sont marquées par l'anarchie et les insurrections de la faim. En 1900 Humbert 1er est assassiné ; son fils Victor Emmanuel III lui succède. Presque constamment chef du gouvernement de 1903 à 1914, Giolitti (1842 -1928), mort à 86 ans rétablira l'équilibre économique, inspire une importante législation sociale et instaure le suffrage universel.


A l'extérieur, il rétablit avec la France des liens d'amitié, fortement distandus au temps de Crispi (1818-1901), mort à 83 ans . Une guerre menée contre la Turquie vaut à l'Italie la Tripolitaine, la Cyrénaique et le Dodécanèse en 1912. D'abord neutre au début de la première guerre mondiale, l'Italie rentre aux côtés des Alliés en 1915, contre l'Autriche. Le traité de Versailles en 1919 accorde au pays la plus grande partie des terres réclamées (le Trentin, Trieste ); grâce à d'Annuzzio (1863 -1938), mort à 65 ans, elle peut aussi annexer Fiume en 1924.



  1. L'ITALIE FASCISTE

L'aprés guerre est marquée par une très grave crise morale et sociale. La bourgeoisie, inquiète, accorde son soutien au parti fasciste de Mussolini. Celui-ci, à la suite de la marche sur Rome, en 1922, s'empare du pouvoir et instaure un gouvernement autoritaire. Il règle l'irritante question romaine (cf. accords de Latran, en 1929), réduit l'opposition au silence et pratique à f extérieur une politique de prestige. En 1935 il s'empare de l'Ethiopie; devant l'hostilité des puissances occidentales, il se raproche de l'Allemagne hitlérienne (Axe Rome-Berlin); frappé de sanctions, le pays quitte la S.D.N.en 1937 et accorde une aide militaire à l'Espagne franquiste. En Avril 1939, Mussolini (1883- 1945), mort à 62 ans, occupe l'Albanie; en 1940 il attaque la France, déjà vaincue en Juin 40, puis la Grèce en Octobre. L'effondrement du régime se dessine en 1943, quand les Alliés débarquent en Italie; en 1944 Rome est libérée; le 25 Avril 1945 Mussolini est abattu.


Humbert II devient Lieutenant Général, puis succéde à son père, Victor Emmanuel III, qui a abdiqué en 1946 ; mais son régne est éphémère, un référendum ayant fait pencher la majorité vers la République : celle-ci est proclamée en Juin 46. En 1948 Luigi Einaudi (1874 -1961),mort à 85 ans, est Président de la République ; puis, en 1955, ce fut le tour de Giovanni Gronchi (1887-1978) mort à 91 ans, et enfin, Francisco Cossiga (1928 - ?), mort à ? ans devint président de la république en 1985.




III - LES BEAUX-ARTS



Politiquement morcelé après l'effondrement de l'empire romain, le pays a donné naissance à de nombreuses écoles régionales, entre autres à Florence, Rome, Sienne, Bologne et Venise. Il existe néanmoins des traits généraux caractérisant l'art italien, toujours intimement mêlé à la vie publique, soumis à l'architecture, sensible aux grands courants des idées.


La forte imprégnation byzantine subie par la péninsule (Ravenne, Rome, Venise, le monastère bénédictin du Mont-Cassin) laissa des traces profondes, des peintres comme Cimabue, au XIIIème siècle, Duccio et Cavallini, à la fin du XIIleme siècle et au début de XIVème siècle, ne s'étaient pas encore dégagés.


L'architecture romane se développa surtout en Lombardie et en Toscane. La Lombardie possède des monuments importants de l'art pré-roman (Sant'Ambrogio de Milan, rebâti vers 1100; San Pietro in Ciel d'Oro de Pavie, 1132) et voit s'élever au Xllème siècle San Zeno de Vérone, les cathédrales de Modène, Ferrare et Parme. Florence possède la charmante basilique San Miniato al Monte (Xlème siècle).

Le style gothique, d'origine française, ne s'acclimata jamais parfaitement, son verticalisme ne correspondant pas au tempérament italien, qui le transforma sensiblement. On lui doit la cathédrale de Sienne, celle d'Orvieto, celle de Milan, le château de Ferrare, le palazzo Vecchio de Florence, le palacio publico de Sienne, le palais des Doges et la cathédrale d'Oro à Venise.


Les premiers grands sculpteurs furent les Pisano. Nicolas Pisano (1220 - 1278 / 1884), mort à environ 58 ans exécuta la chaire du baptistère de Pise (1255-1260) et celle de la cathédrale de Sienne (1266). Son fils Giovanni (1248 - 1314), mort à 66 ans, la chaire de la cathédrale de Pise (1301-1311); Andréa Pisano (1275 - 1348), mort à 53 ans travailla vers 1335 aux reliefs du campanile de Florence, conçu par le peintre Giotto di Bondone (Colledivespignano 1266 - Florence 1337), mort à 71 ans ..


La peinture gothique est caractérisée par le développement de la fresque, qui remplaça la mosaïque byzantme. Giotto fut le véritable fondateur de la peinture italienne. Son sens plastique monumental, dramatique, son goût de l'humain annonce déjà la renaissance (fresques de l'Arena de Padoue, le Baiser de-Judas, de la basilique d'Assise, de Santa Croce à Florence). Il eut de nombreux élevés ou imitateurs, les « Giottesques » Orcagna, Taddeo et Agnolo Gann, Andrea Buonaiuti. Nous trouvons à Sienne Simone Martini, Pietro et Ambrogio Lorenzetti, suivis, au XVème siècle, à Florence, par Fra Angélico (Vicchio di Mujello 1400- Rome 1455), mort à 55 ans, Fra Filippo Lippi (Florence 1406 – Spoète 1469), mort à 63ans, Benozzo Gozzoli et à Vérone, par Pisanello.


On fait débuter vers 1400 la Renaissance, qui devait assurer à l'art italien une incontestable prééminence en Europe. Au XVeme siècle, Florence fut le véritable foyer de la Renaissance avec les architectes Brunellecchi et Alberti, les sculpteurs Ghibbert, Donatello, Verrochio, les peintres Ucello, Andréa del Castagno, Ghirlandajo, Botticelli, Piero della Francesca a travaillé surtout à Urbino, Melozzo Da Foril à Rome, Signorelli dans les Marches et à Ombrie, Mantegna à Padoue et à Montoue.


A Venise, Giovanni Bellini a profité de la leçon d'Antonne da Messina. Au début du XVIème siècle, Rome reprend le flambeau. Bramante conçoit le plan de Saint-Pierre de Rome, que reprend Michel-Ange. Jules Romain élève le palais de Te à Mantoue; Andréa Pallado construit églises, palais et villas en Vénétie, Michel-Ange (Beonarroti) (Caprese 1475-Rome 1564), mort à 89 ans surpasse tous les autres sculpteurs (la Nuit du tombeau de Julien de Médicis, église de san Lorenzo de florence entre 1520 et 1534). Parmi les peintres, citons les plus illustres : Léonard de Vinci (vinci près de Florence 1452 - Ambroise 1519), mort à 67 ans, le Corrège, Raphaël ainsi que Giorgione, Titien Veccelio (Pueve di Cadore 1488 ou 1489- Veni

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